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March to Fuzz - Mudhoney

March to fuzz     2 MUD 60
Mudhoney
Sub Pop , P 1987-1998

Notre avis : Difficile d’écrire sur Mudhoney sans citer Nirvana ne serait-ce qu’une fois. Pourquoi ? Mudhoney était le groupe pionnier de la scène grunge de Seattle qui a conduit Nirvana, Pearl Jam ou Soundgarden vers la célébrité, jouant avec eux sur scène ou en studio sans pourtant obtenir la reconnaissance du public. La faute peut-être à des chansons moins pop et surtout à l’attitude de musiciens qui ne se sont jamais pris au sérieux. Dans un mélange d’intégrité morale et de potacherie, ils ont ainsi continué à vider force bières sur scène et à enregistrer comme bon leur semble malgré la présence de patrons de labels internationaux dans la salle. N’empêche : eux sont toujours vivants et enregistrent de temps en temps un nouvel album, immanquablement très bon. « March To Fuzz » est une compilation sortie pour les 10 ans du groupe : le CD 1 rassemble le meilleur des années 1988-1998 et le CD 2 est consacré aux raretés. Fans de rock lourd et de punk-rock, (re)découvrez un groupe culte : Mudhoney.

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Les Bas-fonds new yorkais

réalisé par Samuel Fuller (1961)

avec Cliff Robertson, Robert Emhardt, Dolores Dom

POL-FUL

 


Résumé : Un enfant assiste impuissant au meurtre de son père. Devenu adulte, il s'immisce dans le milieu de la pègre new-yorkaise pour retrouver les responsables. Un grand film noir traversé de belles fulgurances..

Notre avis : Coppola et Scorsese, qui présente le film sur l’édition DVD , ont largement imprégné les Affranchis, Casino ou la trilogie du Parrain de leurs multiples visionnements d’Underworld USA. Le toujours affuté Samuel Fuller utilise la trajectoire égoïste d’un homme obsédé par sa vengeance pour dénoncer la pègre camouflée en entreprise respectable.

Un extrait ? : [Earl Connors (Robert Ernhardt), le boss de la pègre :] “Il y a au moins 13 millions de gosses de 10 à 15 ans dans ce pays. Une seringue n’a pas de conscience. (…) Il y aura toujours des gens comme Driscoll (le procureur) et des gens comme nous. Tant qu’on ne met rien par écrit, qu’on a National Projects, des activités légales pour payer nos impôts, qu’on fait des dons et qu’on organise des kermesses, on gagnera la guerre, comme toujours.”

Le film se clôt sur l’image d’un poing serré : Samuel Fuller, toujours en colère.

Pour en savoir plus


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Comment j’ai appris à lire - Agnès DESARTHE (Stock)

Avec "Comment j'ai appris à lire" la romancière Agnès Desarthe remonte le fil de son histoire avec les livres et se lance pour cela dans une épopée introspective.

L’auteur opère un  retour sur elle-même. A la manière d'un archéologue (ou d'un psychanalyste), elle essaie de comprendre ce qui se cache derrière une phrase toute simple, "je n'aime pas lire", qui a hanté les vingt premières années de sa vie.

Agnès Desarthe déroule son récit avec humour, et c'est d'ailleurs ce qui semble l'avoir sauvée de ce féroce dilemme : "Apprendre à lire c'est apprendre les garçons"

L'humour, les calembours, la poésie, et la traduction, voilà  ses outils pour mettre à distance la terreur. Son récit transpire la passion pour les livres et la littérature.

Avec  ce texte passionnant et drôle, l’auteur  rend un magnifique hommage à la lecture, "qui est à la fois le lieu de l'altérité apaisée et celui de la résolution, jamais achevée, de l'énigme que constitue pour chacun sa propre histoire".

 

A lire : un article du site Culturebox

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Le garçon incassable - Florence SEYVOS (éditions de l’Olivier)

Le garçon incassable s'appelle Henri. Prognathe, squelettique, dormant avec une mentonnière, le bras dans un tube de plastique pour l'empêcher de s'atrophier, il avance cahin-caha, tombe et se relève toujours sans moufter. Le garçon incassable s'appelle aussi Buster Keaton. Enfant de la balle lancé sur scène par ses parents comme un noyau de cerise craché dans un jardin, l'acteur subit son destin de projectile avec un admirable stoïcisme. Florence Seyvos retrace ces deux existences sans les mêler.

Si « attendre est l'une des choses qu'Henri sait le mieux faire », c'est aussi le point fort de Florence Seyvos, reine de l'observation sous cloche. Elle a choisi deux personnages dont la condition même est de s'exposer à la curiosité des autres, pour parler de son thème de prédilection : le regard.

Une discrète narratrice se cache entre les pages du livre, comme entre deux portes. Lancée dans un voyage à Los Angeles, sur les traces de Buster Keaton, « L'Homme qui ne rit jamais », elle est aussi la sœur d'Henri.

C'est elle, la véritable héroïne du livre, fille fragile en appui sur deux garçons incassables, forte femme épaulant deux gueules cassées.

Le Garçon incassable " est une histoire d'amour. Celle d'une petite fille face à l'altérité qui, toute sa vie, aura soin de protéger son frère, et de déchiffrer la logique des émotions qui ricochent sur lui, sans l'atteindre. Florence Seyvos est épatante de simplicité. Récit dense et subtil.

 

A lire : un article de Télérama

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